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Évaluation des programmes d’intégration travail et communautaire

Mercredi, juin 11th, 2014

iStock_000005506379SmallDeux programmes du CRDITED de la Montérégie-Est ont pour objectif de favoriser l’intégration de la personne en contexte de travail et communautaire. Il s’agit des programmes travail et communautaire.

Les deux programmes ont été évalués en même temps puisque les modalités d’intervention sont similaires et que ce sont les mêmes intervenants qui appliquent les deux programmes.

L’évaluation des programmes s’est effectuée dès l’implantation des programmes c’est-à-dire en mars 2011 et elle s’est poursuivie jusqu’en novembre 2013. Le rapport quant à lui a été déposé en mars 2014.

Les observations qui ressortent à travers les résultats des questionnaires, l’analyse des dossiers et des groupes de discussions nous ont permis de faire plusieurs constats . L’analyse globale de l’évaluation de l’implantation des programmes permet d’affirmer que les programmes d’intégration au travail et communautaire n’ont pu être implantés conformément aux orientations.

Les usagers ciblés pour l’implantation n’ont pas tous répondu aux critères d’accès. On ne note aucune intégration finale et plusieurs usagers sont encore présents dans les installations du centre. Quant aux usagers qui ont exploré des milieux, afin de valider leurs intérêts, on retrouve peu d’information sur les suivis effectués pour en connaître leur évolution.

De plus, ce que l’évaluation permet de constater est également l’absence de plusieurs psychoéducateurs jouant le rôle d’intervenant pivot. Ce manque représente un obstacle pour les intervenants du secteur d’intégration au travail et communautaire lors de l’évaluation des besoins et de l’intégration des usagers.

En termes de l’organisation, on considère que les contraintes administratives, en lien avec la transformation des services, les nouvelles procédures et la présence de la clientèle vigilance, ainsi que celle ayant une déficience intellectuelle sévère ou profonde (DIS-DIP) ou un  polyhandicap amènent une confusion chez les intervenants. En plus, l’information circule difficilement entre les différents secteurs de l’établissement et est accompagnée d’une incompréhension des rôles de chacun, les intervenants ont souligné l’importance d’améliorer la communication, pour échanger sur les programmes et recevoir de la formation sur les nouvelles façons d’intervenir. Malgré ces changements, les rencontres d’équipe et l’attitude positive de chacun sont nommés comme étant des facilitateurs à la transformation des services.

Brièvement, des commentaires soutiennent qu’une meilleure compréhension des orientations pourrait permettre aux intervenants, familles et partenaires d’adhérer aux programmes et d’améliorer le travail en collaboration. Au niveau des recommandations, il serait pertinent de revoir le plan d’implantation des programmes, afin d’assurer une meilleure qualité de service.

Voici de façon plus détaillée, les résultats de cette évaluation:

  1. Les données de l’évaluation quantitative, auprès des éducateurs du secteur ITC, montrent qu’à ce jour, plusieurs usagers sont encore dans les installations du centre, il n’y a aucune intégration finale, mais la majorité des usagers sont inscrits dans un parcours communautaire. Le programme est plus ou moins actualisé  et après une seule année d’implantation, sur des parcours de 2 à 3 ans,  il est trop tôt pour en évaluer son efficacité.
  2. Les questionnaires aux intervenants pivots et du secteur de l’intégration travail et communautaire (ITC), ainsi que les gestionnaires du secteur ITC révèlent que vu la clientèle multiple dans nos services, les intervenants font souvent part d’un trou de service, car aucun programme pour le moment répond aux besoins des usagers ayant une DIS-DIP ou polyhandicap. En plus, les contraintes administratives en lien avec la transformation des services, les nouvelles procédures et la charge de cas des intervenants leur demandent beaucoup de temps. Par conséquent, les intervenants semblent confondre leur façon  d’intervenir et leur perception des contraintes administratives vues comme étant des conséquences des programmes.
  3. Les données des gestionnaires du secteur ITC révèlent que les procédures reliées aux documents administratifs sont clairs et précis. Les besoins se trouvent davantage dans l’application des programmes, un soutien clinique pour accompagner les intervenants dans leurs interventions.
  4. Au sujet des dossiers évalués, l’analyse permet d’affirmer qu’ils étaient conformes aux critères d’accès et respectaient les critères d’exclusion. Cependant, les objectifs qui se rattachaient aux dossiers n’étaient pas toujours en lien avec les orientations des programmes. Autrement dit, on retrouvait des objectifs d’adaptation/ réadaptation à la personne, plutôt que d’intégration au travail et au communautaire.
  5. Un autre constat concerne l’exploration des milieux pour l’évaluation des intérêts, les commentaires rapportés montrent que les milieux ne répondent pas tous aux intérêts des usagers et les intervenants attendent une plus grande disponibilité de ceux-ci. Certains dossiers évalués montraient que si le milieu répondait aux intérêts, l’usager aurait mieux fonctionné. Toutefois, les notes aux dossiers ne permettent pas de suivre l’évolution de l’usager, vu le manque d’information.
  6. Des groupes de discussions ont été animé, afin de recueillir les commentaires des intervenants impliqués aux programmes ITC (éducateurs, psychoéducateurs A/R, éducateurs et gestionnaires ITC). Comme pour les résultats aux questionnaires, ils ont tous affirmé que la lourdeur des contraintes entraînent un obstacle dans l’intensité des interventions à offrir (ex: délai d’attente suite à une demande d’admission). L’absence de psychoéducateurs afin d’accompagner les éducateurs a été rapportée comme un obstacle de la part des gestionnaires et intervenants ITC, quant au soutien clinique.
  7. Les plaintes concernent surtout les changements apportés aux services offerts par le CRDITEDME. Des usagers se voient refuser aux programmes  et certaines familles ont l’impression que les usagers qui recevaient des services sont laissés de côtés. Aussi, les familles se questionnent sur la clientèle qui aura accès aux services des programmes ITC. Celles vivant avec une personne ayant un TSA sont plus favorables à ces services, contrairement à celles qui vivent avec une personne ayant une déficience intellectuelle ou qui demeurent dans une ressource.
  8. Finalement, des familles se plaignent que le transfert d’information est plus difficile entre elles et les intervenants. Ce qui occasionne une incompréhension quant à la gestion du changement actuel.

Voici les recommandations globales:

  1. Trouver des outils validés et former les intervenants sur l’évaluation ainsi que l’identification des besoins de la clientèle.
  2. Revoir les modalités de communication entre les gestionnaires et les intervenants ainsi que la diffusion des informations auprès des familles et des proches.
  3. Reprendre la planification de l’implantation des programmes et la dissocier de la transformation face à l’utilisation des installations auprès de la clientèle vigilance et des usagers ayant une déficience intellectuelle sévère, profonde ou un polyhandicap.
  4. Augmenter le soutien clinique auprès des gestionnaires ainsi qu’auprès des éducateurs.
  5. Développer un modèle de plan de transition des usagers en fin de parcours pour favoriser le transfert d’expertise et l’arrimage entre les services et les partenaires.
  6. Offrir la formation IPS (Individual placement support) à l’équipe ITC et poursuivre des activités pour l’appropriation des programmes.
  7. Fusionner les programmes en un seul programme ITC.
  8. Revoir les orientations quant à la recherche de milieux.
  9. Établir des moyens de collaborer avec les partenaires externes tels que le Service d’aide à l’emploi et de placement en entreprise pour les personnes handicapées (SDEM/SEMO).
  10. Réviser la charge de cas des intervenants ITC.
  11. Revoir le processus d’admissibilité aux programmes.
  12. Améliorer l’appropriation des programmes par les intervenants pivots.

Évaluation du programme de logement à soutien gradué

Lundi, avril 21st, 2014

iStock_000005799017SmallL’implantation du programme de logement à soutien gradué s’est effectuée dès décembre 2011 à Longueuil et Granby.

Au départ, il s’agissait d’un projet-pilote, mais comme les résultats se sont avérés à ce point positif, le programme est maintenant en cours d’implantation sur tout le territoire desservi par le  CRDITED de la Montérégie-Est.

L’évaluation du programme couvrait la période de décembre 2011 à mars 2013. Le rapport d’évaluation a été rendu disponible à l’automne 2013.

Il ressort de l’évaluation de ce programme que 80 % des usagers ayant complété le programme durant le projet pilote se sont maintenus en logement. Les usagers ont manifesté avoir repris le contrôle de leur vie et fait des apprentissages considérables. Le programme se déroulant essentiellement dans le milieu réel, le logement de la personne, est assurément un atout à maintenir.

Les données permettant d’apprécier l’intensité de service offert pour chacun des usagers desservis et la durée de chacun des épisodes de service viennent confirmer le réalisme des estimations faites lors de la rédaction du programme, à savoir que le programme se déroule durant un maximum de 12 mois dont trois à six mois d’interventions intensives dans le logement de la personne et environ 3 mois d’estompage des interventions.

Les usagers et leurs proches ont collaboré de façon soutenue dans une majorité des cas. À cet effet, les ententes d’engagement prévues en début de programme sont des facilitateurs à maintenir. Toutefois, bien que le réseau de la plupart des usagers ait été bonifié et solidifié, beaucoup pourrait encore être fait dans cette sphère afin de faciliter le maintien en logement à long terme de chacun des usagers. Impliquer le réseau de la santé et des services sociaux de première ligne demeure un défi de taille.

Une embûche prévisible en début de programme s’est manifestée à plusieurs reprises, soit trouver un logement qui répond aux besoins de l’usager. La pénurie de ces logements a, dans certains cas, ralenti ou suspendu temporairement l’épisode de service en début de parcours. Le coût élevé des logements et le temps d’attente pour avoir accès à un HLM notamment expliquent cette situation.

Un élément très positif à souligner est le fait que le réflexe de prise en charge de l’usager qu’on peut remarquer chez certains éducateurs n’a pas été un obstacle ici, alors qu’il avait été désigné comme une embûche possible lors de la rédaction du programme. Ainsi, les éducateurs-entraîneurs ont outillé les usagers afin qu’ils se responsabilisent.  Ils ont ainsi éviter de faire les choses à leur place.

Au chapitre de l’organisation du travail, on doit souligner qu’il n’y a pas eu beaucoup d’échanges d’information entre les équipes des deux territoires. Le personnel éducateur entraîneur a souligné avoir besoin d’occasions d’échanger sur le programme et de recevoir de la formation sur la façon de composer avec le réseau de la personne.

Le programme Logement à soutien gradué demeure méconnu dans l’établissement et, fort de son succès jusqu’ici, mériterait une plus grande visibilité.

Voici, de façon plus détaillée, les résultats de cette évaluation :

  • L’expertise du personnel éducateur entraîneur s’est développée par l’expérimentation, les supervisions et les rencontres du comité d’accès au programme. Il n’y a toutefois pas eu de rencontres d’échanges entre les deux territoires ni de formation spécifique.
  • L’intensité de soutien a été très variable d’un usager à l’autre, mais dans l’ensemble, la période de soutien intensif s’est maintenue en deçà des 9 mois prévus au programme. Elle a été suivie d’un estompage.
  • Les réseaux de soutien des usagers sont demeurés minces et ont été constitués essentiellement de la famille immédiate et d’amis. Peu de membres des réseaux se sont montrés disponibles à soutenir la personne dans les sphères les plus exigeantes : santé, sécurité et finances notamment.
  • Tous les usagers ayant terminé leur épisode de service au programme Logement à soutien gradué étaient encore suivis en adaptation et réadaptation à la personne et plusieurs, au programme d’intégration au travail.
  • Le programme a démontré son efficacité notamment en raison de la forte proportion d’usagers s’étant maintenus en logement après leur épisode de service (80 %) et la satisfaction des usagers mesurée à l’aide de l’outil Mesure de la qualité de l’environnement (MQE).
  • Les membres des réseaux des usagers ont été très généreux dans leurs commentaires (questionnaire de satisfaction) ce qui facilite l’identification des ajustements à faire au programme. Les commentaires du réseau ont été, de façon générale, très positifs. En effet, les répondants se sont montrés tout à fait en accord avec la plupart des énoncés qui portaient sur la communication, la collaboration, les attentes envers le réseau et la notion de soutien gradué suivi d’un estompage. Les éléments moins positifs portaient surtout sur la fin de l’épisode de service au programme.
  • Au chapitre de l’étude des dossiers, le programme a été implanté de façon très satisfaisante dans l’ensemble des cas. Quatre usagers sur les 5 ayant complété l’épisode de service vivent un succès d’intégration dans leur logement. Ils sont, avec le soutien de leur réseau, autonomes et ont réalisé leurs apprentissages dans des délais de moins de 12 mois. Dans les points à améliorer, il n’y avait aucun plan de transition dans les dossiers évalués et l’analyse de la fin de l’épisode de service restait à améliorer.
  • De courtes entrevues à partir d’un questionnaire ont été réalisées auprès de 4 des 5 usagers ayant complété leur épisode de service au programme Logement à soutien gradué. L’élément qui a fait l’unanimité chez les usagers ayant répondu au questionnaire est leur grande satisfaction par rapport à l’intensité de service offert. Ils ont également dit avoir repris le contrôle sur leur vie et fait des apprentissages considérables. Cependant, ils se sont montrés divisés sur le soutien reçu de leur réseau.
  • Un groupe de discussion a été formé afin de recueillir les commentaires des intervenants au programme (éducateurs entraîneurs et gestionnaires). Ils se sont tous dit en faveur du maintien des interventions directement dans le logement de la personne. Ils croient qu’une meilleure préparation des familles sur l’aspect financier de la vie en logement est nécessaire de même que sur la difficulté à trouver certains types de logements. La préparation, surtout les activités d’appropriation (ex : ce qu’est un bail) a été très appréciée. Le groupe a aussi souligné l’importance que les éducateurs entraîneurs soient familiers autant avec la déficience intellectuelle que le trouble du spectre de l’autisme.

Les recommandations:

Le rapport d’évaluation du programme Logement à soutien gradué s’est conclu avec quelques recommandations dont plusieurs sont déjà en implantation, puisque le programme s’étend actuellement à l’ensemble du territoire du CRDITEDME. Les voici :

  1. Implanter le programme Logement à soutien gradué sur l’ensemble du territoire du CRDITEDME et tenir des activités d’appropriation auprès des équipes.
  2. Revoir les critères d’accès : discriminer les usagers les plus fonctionnels ou offrir le programme selon plusieurs niveaux d’intensité.
  3. Procéder à une meilleure analyse de l’anxiété (afin d’avoir le soutien nécessaire pour y faire face)
  4. Mieux préparer les usagers et proches sur l’aspect financier notamment le coût élevé des logements.
  5. Bonifier l’analyse clinique.
  6. Avoir davantage recours aux organismes communautaires (pas seulement ségrégués) et impliquer dès le départ les CSSS si nécessaire.
  7. Faire connaître le programme aux partenaires du réseau.
  8. Offrir rapidement et à tous les éducateurs entraîneurs au programme, la formation Intervention réseau et s’assurer qu’ils reçoivent la sensibilisation DI et/ou TSA s’ils en ressentent le besoin pour bien connaître nos deux clientèles.
  9. Assurer une relève aux éducateurs entraîneurs et prévoir des moments d’échanges entre les équipes dédiées au programme des différents territoires.
  10. Lors de la constitution des charges de cas, bien tenir compte des besoins des usagers et de l’intensité nécessaire. Les charges de cas vont varier en fonction des périodes d’intensité et d’estompage pour chaque usager.
  11. Bien compléter le dossier de l’usager à la fin de l’épisode de service (plan de transition, utilisation de l’outil Mesure de la qualité de l’environnement (MQE) et fermeture de l’épisode de service en bonne et due forme).
  12. Réfléchir à la trajectoire de services des usagers ayant réalisé avec succès leur intégration en logement. Devraient-ils demeurer au programme adaptation et réadaptation à la personne et en Intégration au travail et communautaire?

Évaluation du projet de groupes d’enseignement des habiletés

Lundi, novembre 18th, 2013

OLYMPUS DIGITAL CAMERAUn projet novateur a été mis en place et évalué en 2012-2013 au CRDITED de la Montérégie-Est. Il s’agit  des Groupes d’enseignement des habiletés de gestion des émotions chez les enfants ayant un trouble envahissement du développement (TED) et leurs parents.

Ces ateliers de groupe visent à développer les habiletés de gestion des émotions, un besoin important pour cette clientèle.

Le projet avait été sélectionné en 2012 par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie (ASSSM) lors du concours du Laboratoire d’expérimentation en gestion et en gouvernance (LEGG), qui visait à soutenir des projets novateurs représentant un fort potentiel d’amélioration de la performance du système de santé et des services sociaux.

Les spécialistes en activités cliniques se sont basés sur les meilleures pratiques dans le domaine pour développer un contenu adapté aux besoins des enfants. La formule adoptée est une série d’ateliers de deux heures dispensée par des éducateurs à des groupes composés de 8 enfants âgés de 7 à 12 ans.

Les ateliers sont structurés en activités prévisibles, concrètes et imagées, des concepts importants pour les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme. Une attention particulière est accordée à la motivation des enfants par le renforcement positif, une stratégie éprouvée chez ces personnes.

Les enfants apprennent ainsi à reconnaitre leurs émotions et celles des autres et à mieux les gérer. Ils apprennent à se construire une «boîte à outils», un cahier où ils notent les meilleures activités pour gérer leurs émotions afin de pouvoir les appliquer au quotidien.

Dans le but de favoriser la généralisation des apprentissages des enfants, une psychoéducatrice présente également le contenu aux parents dans un atelier distinct. Ils se sentent ainsi mieux outillés pour accompagner leur enfant.

L’évaluation du projet

L’évaluation s’est faite au moyen de questionnaires complétés par les parents avant et après la tenue des 10 ateliers. On voulait ainsi comparer les habiletés acquises en matière de gestion des émotions pendant cette période. À la lumière des résultats obtenus, il apparaît que selon l’évaluation faite par les parents, les enfants ont réussi à développer une meilleure capacité à reconnaître les émotions, avec un taux de croissance qui se situe à 17 % pour les pères et à 19 % pour les mères.  Même constat du côté des habiletés sociales : les parents estiment que leurs enfants les ont améliorées dans une proportion de 13 % pour les pères et de 16 % pour les mères.

L’efficacité parentale a aussi été évaluée. Selon les mères sondées, leur degré de satisfaction de leur efficacité parentale s’est accru de 4 % pendant la tenue des ateliers. Du côté des pères, leur degré de satisfaction a connu un bond de 6  %. Il semble donc que les objectifs cliniques aient atteint leurs cibles.

Un autre objectif, administratif celui-là, était également ciblé par ce projet, à savoir la réduction de la liste d’attente. L’objectif était de diminuer la liste d’attente de 10 % pour un premier service chez les enfants de 7 à 12 ans ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) sans déficience intellectuelle. L’épisode de service en groupe s’est avérée un bon moyen d’atteindre cet objectif puisque 13,5 % des personnes de la liste d’attente dans les deux territoires visés soit ceux de Pierre-Boucher et de Richelieu-Yamaska, ont ainsi pu être desservies. Il est important de noter que 83 % de ces enfants ont quitté la liste d’attente du CRDITEDME et ce, après avoir reçu  cette nouvelle modalité de service sous forme d’ateliers de groupe, soit un épisode de service clos après une durée de sept mois seulement.

Une deuxième série d’ateliers de groupe d’enseignement de gestion des émotions est actuellement en cours au CRDITEDME.

D’autres projets de groupe pourraient également voir le jour. Ces épisodes de service par thématique se révèlent en effet un excellent moyen de répondre rapidement et concrètement aux besoins grandissants de la clientèle présentant un TSA dans la région, tout en continuant d’appliquer les meilleures pratiques dans le domaine.

Pour en savoir plus sur le projet, consultez la fiche-résumé.

Évaluation du programme – Résidence Jeunesse

Vendredi, novembre 1st, 2013

iStock_000003042110SmallLe programme de la Résidence Jeunesse, une résidence spécialisée du CRDITEDME, a été implanté en mars 2011. La première évaluation de ce programme s’est déroulée au cours du mois d’avril 2012.

La Résidence Jeunesse s’inscrit dans la gamme de services d’adaptation et de réadaptation en contexte d’intégration résidentielle. Il s’agit d’une ressource régionale qui accueille des jeunes référés par le Centre Jeunesse de la Montérégie, par le CRDITED de la Montérégie-Est ou par les Services de réadaptation du Sud-Ouest et du Renfort (SRSOR).

Elle accueille jusqu’à un maximum de huit adolescents âgés de 13 à 17 ans qui présentent un trouble des conduites associé à une déficience intellectuelle légère. Ils présentent aussi une complexité de besoins telle qu’ils ne peuvent recevoir des services adaptés à leurs besoins dans un autre type de ressource, malgré la mise en place de mesures de soutien.

Son évaluation s’est déroulée en avril 2012 et elle visait une collecte de données à plusieurs niveaux afin de permettre un portrait le plus objectif possible des impacts de ce programme.

Le présent résumé expose les principaux résultats de l’analyse des données recueillies. L’analyse globale de l’évaluation du programme est très positive. En effet, le portrait global nous permet d’affirmer que le programme de la Résidence Jeunesse est très bien implanté. Pour l’ensemble des jeunes, les structures d’encadrement dans les divers milieux fréquentés sont mises en place. C’est lors des visites dans les familles qu’il semble y avoir le plus de travail à faire. Cependant, il y a de nombreux facteurs qui expliquent la situation, par exemple les visites supervisées et les ordonnances de placement des jeunes jusqu’à l’âge de 18 ans qui sont des éléments qui font échec à ces visites.

Le programme permet d’offrir une uniformité dans les interventions et une rigueur clinique qui semblent efficaces pour la réduction des comportements problématiques associés au trouble oppositionnel ou au trouble des conduites. Les jeunes évaluent en majorité que leurs comportements se sont améliorés. Les intervenants ont quant à eux mentionné que les fiches de points utilisées comme moyens de renforcement dans tous les milieux fréquentés par les jeunes, les privilèges associés au système de points ainsi que les sorties dans la communauté permettent une amélioration du comportement des jeunes.

Le taux  de réponses aux questionnaires d’évaluation soumis aux partenaires ainsi que leurs résultats illustrent que la collaboration est bonne avec les intervenants de la résidence. Une meilleure connaissance du programme par les partenaires pourrait toutefois permettre une amélioration au niveau du travail en collaboration.

Pour en savoir plus sur le programme de la Résidence Jeunesse, consultez la fiche-résumé.