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Recherche Maison Lily Butters: évaluation de l’implantation de la résidence spécialisée

Faits saillants de l’implantation

Publié le

Mise a jour le 20 mars 2014

Auteur : CRDITEDME

L’aménagement physique

Les résultats de l’évaluation de l’implantation quant à l’aménagement physique montrent
que la plupart des mesures prévues concernant l’architecture et le mobilier ont été mises en place. Les répondants jugent avantageux le fait que le bureau des professionnels soit situé au deuxième étage de la résidence. Leur présence favorise la collaboration entre les intervenants et les professionnels, ce qui augmente la qualité du service rendu à l’usager, entre autres par l’observation directe des comportements de l’usager. La grandeur des salles à manger et d’activités, la présence des deux cours extérieures sont aussi des éléments jugés positifs, de même que l’aspect sécuritaire de la MLB. L’organisation des pièces et des corridors et la disposition des meubles sont appréciés par les répondants.

Les éléments problématiques rapportés concernent l’emplacement de la salle de bain (à
l’entrée), les poignées de portes qui ne sont pas toutes encastrées et les caméras de surveillance dans les salles d’isolement (accessibles aux usagers). Malgré les mesures prises, il y a eu des bris de matériel. On reconnaît cependant qu’il était difficile de prévoir les adaptations à faire selon les profils des usagers avant leur entrée. Le gymnase est perçu comme trop petit, ce qui diminue la fréquence de son utilisation. Une des cours extérieures est jugée par certains comme inutilisable, ce qui limite les possibilités d’activités physiques et les jeux extérieurs.

La localisation de la maison comporte des avantages et des inconvénients. Elle facilite les
déplacements des usagers et de leur famille pour l’accès aux différents services. Toutefois, la MLB est située en face d’un grand boulevard (Route 116), sans trottoir où la circulation est dense. Cette situation réduit la sécurité des transports et limite les sorties pour certains usagers. De plus, la circulation dense amène des bruits ambiants importants, ce qui s’avère problématique pour certains usagers qui y sont très sensibles. La localisation a aussi comme désavantage de rendre plus difficiles le recrutement et la rétention du personnel puisque moins d’intervenants habitent ce secteur de la région.

La structure organisationnelle

Plusieurs formations ont été offertes au personnel de la MLB. Certaines des formations
étaient prévues à la programmation et d’autres ont été ajoutées pour répondre aux besoins de la résidence. Par ailleurs, certaines formations prévues ne semblent pas avoir été données, mais nous n’en connaissons pas les raisons. Il a été impossible de vérifier quels employés de la MLB ont reçu ces formations. De plus, il n’a pas été possible à partir des données administratives de vérifier si tous les membres de l’équipe interdisciplinaire prévue étaient tous en poste depuis l’ouverture de la MLB pour apprécier le degré d’implantation de la structure organisationnelle. Les faits saillants sont donc tirés des entrevues.

Il semble bien que l’équipe interdisciplinaire ait toujours fonctionné à personnel réduit,
sans que le personnel souhaité pour couvrir tous les postes prévus puisse être recruté et maintenu en poste. Chacun des postes prévus a été comblé à un moment où l’autre, mais en aucun moment, l’équipe n’a été complète.

Le manque de stabilité du personnel est considéré comme particulièrement problématique,
et ce, plus spécifiquement chez les assistants en réadaptation, les éducateurs et les chefs d’équipe. Cette situation entraîne des difficultés sur les plans de la gestion du personnel, de la cohésion du groupe et des formations à offrir aux nouveaux employés. Elle a aussi des conséquences sur les services apportés aux usagers en lien avec leur stabilisation.

Les formations évoquées en entrevue ne couvrent pas l’ensemble du curriculum prévu par
la programmation. Les formations les plus citées sont l’analyse multimodale et des formations ponctuelles selon les besoins des usagers. Le contenu des formations reçues est perçu comme utile dans le cadre des fonctions occupées.

Les répondants sont partagés quant au soutien apporté aux employés dans l’exercice de
leurs fonctions. Pour les employés qui considèrent ce soutien insuffisant, le manque de soutien suite à des agressions de la part des usagers est le plus critique.

Le processus clinique

En se référant aux indicateurs retenus pour évaluer le degré d’implantation des différentes
étapes du processus clinique mentionnées dans la programmation, des écarts entre ce qui est mis en place et ce qui était prévu sont observés. Ainsi, en termes de critères d’admission, des usagers ne présentent pas de TGC. Leur admission est plutôt reliée à la fermeture d’une ressource ou à une situation précaire dans le milieu de vie de la personne.

Une partie du processus clinique repose sur l’utilisation d’outils d’évaluation et
d’intervention à différents moments du processus. Parmi les outils préconisés dans la
programmation, plusieurs sont absents dans la plupart des dossiers. Il importe de noter que souvent les usagers entrent en situation d’urgence. Peu d’évaluations et d’informations sont disponibles en début de services, ce qui se traduit par une absence de données de base pour effectuer le suivi clinique des interventions. Pendant le séjour, il est impossible de vérifier à quel moment les évaluations sont effectuées et donc de voir si les étapes prévues du processus clinique sont respectées. Les étapes du processus clinique ne semblent pas suivies de façon systématique.

De façon générale, les outils d’évaluation et d’intervention ne seraient pas utilisés aussi
régulièrement que prévu dans la programmation. Concernant l’atteinte des critères d’accès pour l’obtention des services de la maison, la moitié des répondants trouvent que les critères sont respectés, tandis qu’une autre moitié a le sentiment que certains usagers ne devraient pas être desservis par cette résidence. En ce qui concerne la durée de séjour, des répondants la trouvent appropriée, alors que pour d’autres le séjour prévu est trop court. La difficulté à trouver des places d’accueil après le séjour à la MLB est évoquée. Les entrevues ont permis d’exprimer la possibilité que chacune des ailes soit spécialisée et accueille des usagers différents sur les plans de la problématique TGC, du diagnostic et de l’âge.

En résumé, la composante liée à l’aménagement physique est la plus avancée sur le plan
de l’implantation. Des difficultés d’implantation ont pu être identifiées pour les deux autres
composantes, la structure organisationnelle et le processus clinique. La section Pistes d’action et propositions présente des pistes de solutions envisagées quant à la poursuite de l’implantation de ces composantes. Ceci en accord avec les perceptions des personnes rencontrées en entrevue, onze d’entre elles (sur 17) jugeant que l’implantation de la MLB n’est pas complétée.

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